On dit qu’il faut garder la tête haute
J’en ai converti certains, d’autres continuent de me trouver inquiétante. Alors qu’une véritable mode est désormais lancée à travers l’Europe, d’aucuns continuent de déclarer qu’il vaut mieux garder la tête haute en toute situation. Et bien moi non. Je l’ai baissée une fois alors que je me trouvais en situation de détresse capillaire et depuis c’est presque devenu un hobby.
Tu ne comprends pas où j’veux en venir ? C’est bien normal. Et mes explications te laisseront certainement perplexe. Tout a commencé un jour de septembre, une matinée orageuse. L’humidité est palpable, j’ai l’impression d’avoir un brumisateur au-dessus de la tête. Je poursuis mon chemin vers mon travail, en grommelant qu’une fois de plus j’ai mal choisi mon jour pour me laver les cheveux. D’ailleurs je ne les sens plus, ils doivent être dressés au-dessus de ma tête, frisottis au vent. Un rapide coup d’œil dans une vitrine et je m’aperçois de l’étendue du sinistre : cliques-ici (personnes sensibles et/ou cardiaques s’abstenir).
Pas de panique, me dis-je. Etant régulièrement sujette à ce genre d’urgence capillaire, j’ai toujours une épingle ou une barrette dans mon sac. Et bien pas cette fois, shit.
J’ai rejoint mon bureau, profil bas, regard vers le sol et c’est là que j’ai pris conscience de deux choses :
1. j’ai rudement bien fait d’acheter ces ballerines nude qui me vont comme des moufles
2. c’est fou tout ce qu’on trouve par terre si on se donne la peine de regarder.
Et ce jour là comme un fait exprès, j’ai trouvé pas moins de trois épingles à cheveux grâce auxquelles j’aurais pu sauver la face. J’ai bien hésité à ramasser la troisième, persuadée qu’il ne pouvait s’agir d’une coïncidence mais tout bonnement d’une aide du divin pour m’éviter de ressembler à un caniche toute la journée, mais j’ai renoncé.
Les jours suivants j’ai du me rendre à l’évidence : divin que dalle. Des épingles à cheveux on en trouve partout et tout le temps. Le plus consternant c’est qu’à part moi personne ne les remarque (peut-être que tout le monde s’en fout aussi). Un jour au détour d’une conversation, j’en ai parlé le plus naturellement du monde mais personne ne voulait y croire (qu’on s’en foute passe encore mais qu’on mette en doute mes dons de découverte d’épingles alors la non). Du coup maintenant je les ramasse et les garde comme pièces à conviction.
Six mois plus tard, je me retrouve avec une collection de près de 400 épingles à cheveux (reconnais que c’est INCROYABLE)(mais pourquoi je ne trouve pas plutôt des pièces de deux euros, POURQUOI ?). Et ce n’est pas tout. Je contamine mon entourage. Ami lecteur, si dans ta ville natale tu trouves quelqu’un se pencher tous les dix mètres pour ramasser un objet suspect, salue le de ma part, c’est forcément un ami.
Tu ne me crois pas ? alors jette toi aussi un coup d’œil par terre de temps en temps et fais moi signe quand tu en trouveras. Si tu as une idée de ce que je pourrais faire maintenant avec 400 épingles, fais moi signe aussi.
Pour ceux que ça intéresse j’me recycle dans le trombone (ça peut toujours être utile). Avis aux amateurs.
Tags: cheveux, détresse capillaire, épingle, frisottis, tête haute
septembre 11th, 2011 at 11:16
Je tiens à témoigner de ce danger. Méfiez-vous car vous ne sortirez pas indemne de cette lecture. Au début, vous m’y prenez pas garde puis vous êtes contanimé. J’ai appelé cela « le virus de D*** » (voir mon blog : mahecasa.wordpress.com)
Je suis un petit débutant avec juste 8 épingles à mon actif. C’est une révolution car j’ai plus l’habitude de regarder les jolis garçons que les moches pavés des villes…
Une preuve de plus : ce virus est puissant….
Je vous tiendrai au courant quand j’en aurais trouvé vingt. A tout de suite!!!!
septembre 15th, 2011 at 23:18
Je pensais mettre la barre très haute. Je pensais avoir des jours devant moi. Je pensais que collecter 20 épingles me demanderait un temps infini.
Erreur du novice.
Me voici de retour sur ce blog pour vous informer que j’ai même dépassé l’objectif que je m’étais fixé.
Le lendemain de mon commentaire, je trouve 3 épingles dont une dorée. La coïncidence est troublante. Je la trouve en sortant de la basilique Saint Marc qui regorge d’or…
Le soir même, je confie mon trésor à Roberta qui me dit « c’est surprenant, tu as trouvé des épingles neuves, non rouillées ». C’est un fait… Il est fort possible que ces épingles n’aient pas eu le temps de rouiller. Roberta n’est plus seule à Venise! Les épingles n’ont plus le temps de rouiller avant d’être récoltées par un malade contaminé par le virus de D***.
Mon score augmente et se monte à 11 épingles! Un trésor!
Le lendemain, rien, mon métier de touriste m’a totalement accaparé. J’ai du mal à faire deux choses en même temps… Je ne suis qu’un garçon!!!
Le jour suivant est un jour triste. Je quitte Venise. Pour me donner du baume au coeur, les épingles se présentent à moi sur mon chemin jusqu’à la gare. J’en ai trouvé 4 en 20 minutes…. C’est un fait, le départ est plus léger… En bonus, je trouve un énorme trombone argenté, la chance me sourit. Ai-je raison de quitter Venise?
mon score enfle et se monte à 15 épingles. Je commence à faire des envieux!
Aujourd’hui je suis à Trieste. Mon métier de touriste m’accapare à nouveau. Il y a un tel contraste avec Venise que j’en suis tout étourdi. Je n’ai pas la tête à trouver des épingles à cheveux. Je repousse à plus tard l’accomplissement de mon challenge auprès de vous…
C’était compter sans le soleil!
Apres ma sieste – eh oui, la température est encore trop élevée quand le soleil est à son Zenith!!! (mais pourquoi vais-je rentrer à Paris, un de ces jours??? )
Apres ma sieste, donc (paf, j’enfonce le clou pour tous les parisiens qui ont déjà tout de-bronzé), je décide de marcher jusqu’au phare, au bout du port. Ça doit être joli par là! Je dois vous le dire, futurs touristes à Trieste, n’allez pas voir ce phare, ça n’a aucun intérêt!!!
Cette fois-ci, c’est le soleil qui décide de m’aider. Le phare étant à l’ouest, le soleil, qui commence à se coucher, m’éblouit (allez, j’avoue, la sieste a été un peu longue). Sans réfléchir, je suis sorti sans prendre mes lunettes de soleil. Tant mieux. Je suis donc obligé de marcher les yeux baissés. Et là commence la plus belle récolte d’épingles à cheveux de ma vie . Une, puis deux, puis trois, quatre…. Sept… HUIT.
Vous rendez vous compte, Huit épingles à cheveux (toutes rouillées, embruns adriatiques oblige) en seulement 45 minutes.
Amis chasseurs d’épingles, l’eldorado est à Trieste! Dépêchez-vous, ça va finir par se savoir!
Bref, je vous écris ce soir avec le sourire. J’ai pulvérisé mon record, j’ai dépassé mon objectif. Je suis l’heureux découvreur de 23 épingles.
Je jubile. Je festoie d’une pizza. Je fais une photo pour immortaliser l’instant.
Voila, je vous quitte. J’espère vous avoir apporté un peu de soleil. La vie est belle quand on sait se ravir de petits bonheurs.
septembre 28th, 2011 at 12:28
[...] Je marche pour aller à la gare…. Et je trouve plein d’épingles à cheveux sur le trajet. 5 en l’espace de 30 minutes. C’est amusant… D’ailleurs, j’ai écrit deux commentaires sur le blog de D*** pour raconter mes trouvailles…. pour en savoir plus : ahbonvraiment.com [...]
septembre 30th, 2011 at 16:46
Une seule épingle à mon actif pour l’instant.
Cette histoire mérite au moins que Dan Brown en fasse un livre.